Le piégeage

Une mission reconnue d'utilité publique

Piéger au XXIème siècle, c’est participer à la gestion de la nature :

 

Réduire la prédation des lapins et des lièvres, des passereaux, le pillage des nids. Le renard, la fouine, la martre, le putois, sont tous friands d’œufs, de couvées de passereaux ou de pigeons, et n’ont plus de prédateurs eux-mêmes !

 

Un renard peut à lui seul tuer 50 poules en 10 minutes, et le risque sanitaire est de plus en plus présent, car vecteur de l’échinococcose alvéolaire et de la rage, il colonise maintenant nos villes et nos campagnes.

 

La fouine, en plus d’une prédation importante sur la petite faune et les élevages de volailles (elle est friande d’œufs !), commet de gros dégâts dans l’isolation thermique des bâtiments.

 

A notre époque où les populations d’abeilles sont en danger avec les insecticides, la martre se régale de miel et peut à elle seule détruire plusieurs ruches en une nuit !

 

Que dire du ragondin et du rat musqué, importés pour leur fourrure, et relâchés imprudemment dans la nature à la chute du cours de la fourrure, qui commettent de très importants dégâts aux berges des rivières et des canaux, sans compter les dégâts aux cultures, car exclusivement végétariens !

 

Raton laveur, chien viverrin et vison d’Amérique, espèces exogènes, provoquent des déséquilibres dans les populations indigènes.

 

Les « becs droits », eux aussi friands d’œufs et de couvées de petits oiseaux, provoquent des dégâts extrêmement importants dans les cultures, vergers, vignes et ensilages, en plus des nuisances et des tonnes de fientes sur voitures et trottoirs pour les étourneaux sansonnets.

 

Le piégeage permet aussi à l’occasion de répertorier une espèce que l’on ne soupçonnait pas vivre dans notre région. Ainsi, le 8 avril 2006, à Combertault, près de Beaune, notre ami Alain Robert, par ailleurs administrateur de notre association, a eu la surprise de trouver dans une boîte à fauve à double entrée posée sur un passage de ruisseau, une genette, superbe petit félin, très présente dans le sud-ouest, mais jamais répertoriée dans notre région.

 

Ce fut l’occasion de belles photos, et bien sûr cet animal protégé fut relâché sur le champ !

Devenir piégeur

L’agrément de piégeur est obtenu à l’issue d’un stage d’une durée de 16 heures. Celui-ci est décomposé de la façon suivante :

4h

Connaissance des espèces recherchées

2h

Connaissance des différents types de pièges, de leurs possibilités et leur condition d'utilisation

4h

Manipulation des pièges

2h

Connaissance des mesures propres à diminuer les souffrances des animaux capturés

4h

Application des connaissances

Ce stage est organisé par la Fédération départementale des chasseurs de la Côte d’Or 28 A rue des Perrières 21005 DIJON Cédex, en collaboration avec l’ONCFS et l’Association départementale des piégeurs. La partie pratique a lieu sur le sentier de piégeage de l’ADPCO, au club de tir sportif de Norges la Ville.

 

L’agrément est perpétuel – sauf suspension en cas de faute grave – et est valable sur tout le territoire national.

 

Il est ouvert à tous.

 

Pour connaître les dates des formations, contactez la Fédération départementale des chasseurs.

Pourquoi adhérer ?

L’agrément en poche, le nouveau piégeur agréé est lâché « dans la nature ». Si c’est un ancien piégeur, la technique n’a pas de secret pour lui, mais la « paperasserie » le rebute quelque peu. Si c’est un nouveau – bienvenue au club – il a besoin d’être épaulé sur le terrain et dans les démarches administratives. Dans les deux cas, l’intérêt à adhérer à l’Association départementale est évident.

L’Association Des Piégeurs de la Côte d’Or  fournira à tous les documents administratifs indispensables (déclaration en mairie, autorisation des propriétaires, bilans annuels…). De plus, elle pourra offrir à ses adhérents une assurance couvrant tous les risques inhérents au piégeage : prise malencontreuse de chat, chien, vache, etc.. avec des conséquences négatives pour ces animaux !

Couverture de notre assurance :

  • Assurance Responsabilité Civile Générale pour toutes les manifestations organisées par l’ADPCO (y compris intoxications alimentaires).

  • Assurance Responsabilité Mandataire Social

  • Assurance Défense des Droits de l’Assuré (défense et recours)

  • Assurance Individuelle Accident (décès, invalidité, frais médicaux, perte de salaire) ;

  • Assurance Assistance (blessures, décès),

  • Assurance Vol de pièges.

Votre adhésion vous permettra par ailleurs :

  • D’acquérir des pièges à des tarifs préférentiels. En effet, la Fédération Des Chasseurs de la Côte d’Or, dans le cadre du développement du petit gibier dans le département, subventionne pour une bonne part les pièges commandés par l’ADPCO, car il est inenvisageable de parler développement du petit gibier sans régulation des nuisibles sur un territoire. 

  • D’obtenir éventuellement une prise en compte pécuniaire des captures effectuées,

  • D’avoir une information rapide sur les évolutions de la législation, la sortie de nouveaux pièges,

  • De faire une remise à niveau périodique à travers notre sentier de piégeage, des séminaires ou tout autre moyen,

  • D’être un relais entre le piégeur, l’administration, la fédération des chasseurs,

  • Elle assure la défense de ses adhérents devant les instances juridiques…

De plus, adhérer à notre Association départementale, c’est assurer la pérennité du piégeage, c’est participer à la convivialité de la grande famille des piégeurs et faire reconnaître cette activité par tous en montrant une image de marque forte et irréprochable.

Fiches animaux

L’étourneau sansonnet


L'étourneau sansonnet est un oiseau régulable par piégeage

Famille des sturnidés
Sturnus vulgaris

Description :

- Taille : 21 cm

- Poids : 75 à 90 g.

- Identification : Les adultes paraissent noirs avec des reflets verts et violines, visibles surtout sur la tête et la poitrine chez les mâles adultes. Bec pointu jaune orangé et légèrement incurvé.


Habitat & moeurs :

Régions cultivées, lisières de bois, villages et villes.


Régime alimentaire :

C'est une espèce omnivore. Il peut être présent en bandes nombreuses dans les endroits où la nourriture est abondante (décharges, poubelles, mangeoire à bétail, vergers et mangeoire de jardin). La nourriture naturelle comprend des pommes, des cerises, des chenilles, des larves de tipule, des fourmis volantes.


Reproduction :

Ponte : La femelle pond 4 ou 5 oeufs blanc pâle uni et brillants par portée. Les premières portées sont plus importantes que celles de remplacement. Les femelles, qui sont les seules à couver, restent au nid pendant 12 jours. Les premiers oeufs sont pondus début avril. Les derniers jeunes arrivent à maturité en juillet. Il y a un intervalle d'environ 50 jours entre la première et la seconde couvée. Les jeunes muent à la fin de l'été et en automne.


Prédateurs :

Chat domestique (éventuellement), rapaces, corvidés.


Pièges utilisés :

Piège à filet. Peu de pièges adaptés.


Dégâts occasionnés :

Essentiellement cultures maraîchères et fruitières. Nuisances réelles en ville (fientes dans les dortoirs).




La belette


Depuis l'arreté du 2/12/2008 la belette ne fait plus partie de la liste d' animaux susceptibles d'être classées nuisibles.


Famille des mustélidés
Mustela nivalis

Description :

Le plus petit de tous nos carnivores. Corps mince allongé, membres courts, donnent à la belette une allure générale souple et vermiforme. Pelage brun marron sur le dessus du corps, blanc dessous. Livrée entièrement blanche dans le nord de la zône de répartition ou en haute-montagne. Elle peut avoir une livrée de transition tachetée. Ligne de démarcation sur les flancs irrégulière et sinueuse. Tache brune à l'arrière de la bouche, pas de tache noire au bout de la queue.

- Longueur totale : 18 à 23cm

- Queue : 4 à 6,5cm

- Poids : 35 à 170g (femelles bien plus petites que les mâles)

- 34 dents.


Habitat & moeurs :

Présente partout où il y a des petits rongeurs, donc habitat très variable. Observée le plus fréquemment près des habitations sur les chemins les routes, le long des murs, haies, broussailles. Vie solitaire. Activité nocturne et diurne (surtout en été). Densités liées à celles des rongeurs de l'année précédente : de 0 à 30 belettes pour 100 ha.


Régime alimentaire :

grande consommatrice de petits rongeurs (surtout campagnols), la belette se nourrit également d'oiseaux, de jeunes lagomorphes (lapins), de taupes, de musaraignes, de batraciens, de reptiles, de poissons et de végétaux. Stocke parfois des proies.


Reproduction :

accouplement au printemps, gestation de 35 jours, naissance de 2 à 10 jeunes par portée à la fin du printemps ou au début de l'été. Maturité sexuelle des femelles très précoce : dès 4 mois. Animal discret. Dégâts occasionnels dans les petits élevages (poulets, lapins). Une dynamique de population variable et l'erratisme des animaux rendent le piégeage aléatoire.


Laissées :

Laissées plus ou moins cylindriques torsadées, effilées à l'une des extrémités ; diamètre de l'ordre de 3 mm, longueur : 5 à 8 cm. Nombreux trajets sous la neige. Trou oblique dans la neige (vertical chez l'hermine).


Predateurs :

Hermine et autres mustélidés, chat,genette, renard ; chouettes effraye et hulotte ; hiboux grand duc, moyen duc et brachyote ; rapaces diurnes ; corneille noire, cigogne blanche.


Pièges utilisés :

Principalement la beletière.


Dégâts occasionnés :

Prédateur des lapins de garenne et domestiques, occasionnellement de volailles.